dimanche 7 janvier 2018

Histoire cochonne - le Q

Chers cochons, chères cochonnes, enfin, nous y sommes : aujourd'hui commence la cinquième saison des Histoires cochonnes ! Et quoi de mieux, pour ouvrir les festivités en ce début d'année 2018, qu'une bonne vieille blague de Q ? N'allez pas, cependant, me prendre au pied de la lettre...

dimanche 10 décembre 2017

Hommage - Roger Hargreaves

Qui ne connaît pas la série des Monsieur Madame ? Quitte à rendre hommage à Roger Hargreaves (né en 1935 et mort en 1988), dont le concept tout à la fois simple et génial, agrémenté de dessins au style reconnaissable entre mille, a marqué les existences de plusieurs générations d'enfants au regard encore innocent depuis sa création en 1971, je me suis dit qu'il serait bon d'ajouter un personnage à la liste déjà fort longue des créatures qui peuplent son univers enfantin. Quelque chose qui soit dans l'air du temps...

dimanche 26 novembre 2017

Histoires cochonnes - Tome 4



Oyez, oyez ! 

Chers cochons, chères cochonnes, la quatrième saison de vos vignettes porcines préférées est enfin disponible au format papier ! 

Au programme, toujours autant de calembours douteux, d'humour gras et de personnages grotesques au groin protubérant, mais aussi des hommages irrévérencieux à quelques artistes qui ont, d'une manière ou d'une autre, influencé le style des Histoires cochonnes. En bonus, quelques strips inédits, rien que pour vous !

N'est-ce pas là le cadeau idéal pour les fêtes de fin d'année ? (Bon, c'est vrai, je vous pousse à la consommation, mais en même temps, c'est le seul moyen que j'ai de financer mes créations, étant donné que mon aversion pour la publicité me pousse encore à refuser pour l'instant de mettre de la publicité sur ce blog...)

Quoi qu'il en soit, n'oubliez pas que tout est bon, dans le cochon, et comme je suis particulièrement fier de ce dernier tome, je ne puis que vous recommander de le commander !

Que le porc soit avec vous !



dimanche 19 novembre 2017

Hommage - Hans Ruedi Giger et Giuseppe Arcimboldo

Pourquoi mélanger le style biomécanique de Giger (artiste suisse né en 1940 et mort en 2014), le père des créatures cauchemardesques qui peuplent le film Alien, de Ridley Scott, avec celui d'Arcimboldo (peintre italien né en 1527 et mort en 1593), dont les créations grotesques ont marqué les esprits par l'aspect loufoque de ses portraits, pour la plupart réalisés de profil, avec des fruits, des légumes et des objets de la vie quotidienne ? Eh bien, pourquoi pas ? Au fond, ces mélanges surréalistes auxquels procédaient ces deux génies géniaux nous rappellent à quel point l'homme est le fruit (c'est là le mot juste) de son environnement, un environnement qu'il a lui-même considérablement modifié depuis son apparition sur Terre et qui, à son tour, comme dans les films de David Cronenberg, le transforme en profondeur.

dimanche 5 novembre 2017

Hommage - Ube Eert Iwerks


Ube Eert Iwerks. Ce nom ne vous dit rien, n'est-ce pas ? Et pourtant, c'est lui qui, en 1928, créa Mickey Mouse, le personnage emblématique des studios d'animation de son ami Walt Disney. Ce dernier refusait cependant que les créateurs qui travaillaient pour lui signassent (qu'on me pardonne ici ce subjonctif fort imparfait) de leur nom les œuvres qu'ils produisaient au sein de son entreprise, afin bien évidemment de promouvoir celle-ci. Voilà probablement l'une des raisons pour lesquelles nul ne connaît le nom d'Ube Eert Iwerks, en sus de la difficulté que d'aucun pourrait facilement éprouver à sa lecture.

A la vue de ma vignette, vous serez néanmoins certainement tentés, chers lecteurs, de penser qu'il s'agit là moins d'un hommage au créateur de Mickey Mouse que d'une critique à l'endroit de l'entreprise qui génère tant de profits sur son dos depuis la première moitié du vingtième siècle. Et vous n'auriez probablement pas tort. Quoi qu'il en soit, je tenais avant tout à m'amuser un peu avec ce personnage dont j'affectionne particulièrement l'aspect visuel et dont les dessins animés bercèrent, je suppose, bon nombre d'enfances autres que la mienne.

dimanche 22 octobre 2017

Hommage - Matt Groening

Avant de créer les désormais plus que célèbres Simpson, Matt Groening réglait ses comptes et régalait ses lecteurs (eh oui, ses lecteurs !) de strips désenchantés, cyniques et décalés, dans une série intitulée Life is Hell, que l'auteur publiait lui-même à ses débuts en 1977 (il n'y mit fin qu'en 2012). Beaucoup plus personnels et d'un niveau intellectuel nettement plus élevé que Les Simpson, ces strips sont marqués tout à la fois par la patte graphique de l'auteur, simplissime en apparence, caricaturale et très enfantine, et la profondeur des réflexions qui les traversent et saturent des cases parfois difficiles à lire tant il y a de bulles, de notes et de commentaires, à tel point qu'on a souvent l'impression de lire un journal intime. Et c'est probablement le but. C'est d'ailleurs là que réside selon moi tout l'intérêt de la chose. Matt Groening, quel que soit le sujet (la vie, l'amour, le travail, l'école ou l'enfance), touche souvent juste et son humour grinçant, s'il peut faire sourire, semble néanmoins avoir pour objectif principal de ramener son lecteur face à lui-même, de l'obliger à prendre de la distance et de le faire s'interroger sur le monde dans lequel il évolue, les êtres humains et, surtout, sa propre existence.

lundi 9 octobre 2017

Hommage - Grant Wood


American Gothic est probablement l'un des tableaux américains les plus connus aujourd'hui, au même titre que les peintures d'Edward Hopper. Lorsque Grant Wood décide en 1930 de peindre ce couple de paysans austères debout devant leur demeure néogothique - j'ai découvert il y a peu qu'il s'agissait en réalité d'un père et de sa fille mais ai décidé pour mon strip d'en rester à ma première impression -, l'Amérique est alors en pleine crise économique et les critiques en proposeront bon nombre d'interprétations, parfois contradictoires mais toujours en rapport avec leur temps. S'agit-il d'une satire de la société rurale américaine ou bien d'un hommage à cette dernière, avec ses traditions, ses valeurs et la dureté des caractères qui s'y forgent à la fourche comme au fourneau ? Cette famille est-elle en deuil, comme semblent le suggérer les rideaux fermés à l'étage en pleine journée (c'était la coutume à l'époque de l'Amérique victorienne), ou bien le peintre a-t-il décidé de faire le portrait symbolique d'une Amérique endeuillée par la perte de ses racines ?

Peu m'importe, au fond. J'aime ces visages durs au regard froid, cette maison sombre et sobre, ces couleurs ternes et cette composition dépouillée qui rend compte de la simplicité d'un temps tout à la fois plus simple et moins souple que le nôtre, où les vies humaines se réduisaient encore à l'essentiel. Et s'agissant d'agriculture, comment pouvais-je résister à la tentation d'y fourrer mes porcs et de détourner le tout par l'ajout des quelques cochonneries dont je suis désormais coutumier ? Quant à l'interprétation de mon interprétation de l'interprétation de Grant Wood, je suppose qu'on pourra toujours me reprocher le fait qu'on ne sache pas si c'est du lard ou du cochon. Et, comme vous pouvez vous en douter, je m'en accommoderait fort bien !